Le chien de Macron ne mange pas à l’œil, lui
- André Touboul
- 14 mai 2018
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La Presse nous apprend que Macron paie la taxe d’habitation de l’Elysée. Magnifique ! Mais sur quelle base ? On nous dit aussi qu’il paie son dentifrice et les croquettes du chien... pourquoi en serait-il autrement ?
On le qualifie alors de Président «normal », et c’est un contresens. La normalité pour ceux que l’on nomme les serviteurs de l’Etat est de profiter des avantages que patiemment leurs prédécesseurs et eux-mêmes ont attaché à leur fonction. Le privilège est la marque du pouvoir.
Quand Macron se comporte en homme ostensiblement honnête, il frise l’excès mais donne la leçon à tous les fonctionnaires, et surtout les hauts qui habitent gratis ou presque, les Ministres et Préfets logés, nourris, blanchis, servis, conduits aux frais des contribuables.
Ce comportement exemplaire qui rappelle Charles de Gaulle qui mettait un point d’honneur à payer son électricité, sans doute pour se démarquer des agents d’EDF qui la consommaient sans bourse délier, est tout sauf normal.
Le chien de Macron ne mange pas aux frais de la Princesse, sans doute parce qu'il est seul à lui donner le sentiment de le comprendre vraiment. Le déficit public n’en sera pas significativement réduit. Toutefois, si les Grands Commis de l’Etat, suivis de quelques moins huppés mais aussi d’autres, et d’autres encore imitaient le chef de l’Etat les sommes en jeu deviendraient gigantesques. Disons-le, ils en seraient bien avisés car ces pratiques apparaissent désormais comme de la prévarication.