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Politique spectacle. Deux guignols contre un Président. De grâce, plus jamais ça !

  • Photo du rédacteur: André Touboul
    André Touboul
  • 14 mai 2018
  • 2 min de lecture

Il ne faut jamais oublier que dans le débat public l’agresseur a toujours tort. Et c’est l’agressé qui marque le point quand il mouche l’impertinent.


Le plus déplorable est que cette apparence de minute de vérité masque l’absence de fond. Or on n’attend pas d’un moment politique un spectacle de duellistes lutteurs de foire, mais des informations essentielles.


L’interview agressif et interruptif autorise l’invité à se borner à une réplique et lui permet ainsi d’esquiver la rigueur d’une démonstration dont la faiblesse serait apparue s’il avait dû la mener à son terme. A supposer que le sujet mis sur la sellette s’embrouille ou bafouille, le journaliste en tire gloire, mais la vérité n'y gagne rien.


Quelle que soit leur notoriété, les pisse-copie ou blablateurs des médias ne peuvent sans encourir le ridicule d’une insupportable prétention se placer au même niveau que le Président.


Chacun à sa place, n’interdit pas de poser sans impertinence des questions pertinentes. Inverser les rôles est un jeu de carnaval... au bout duquel, c’est toujours l’usurpateur que l’on brûle.


L’habileté diabolique de Macron aura été de faire poser des questions qui auraient pu être gênantes par deux guignols qui les ont disqualifiées.


Pour ces raisons, l’interview du Président Macron par le tandem égotique Bourdin/Plenel fut encore une fois une perversion de la politique par le spectacle.


Il est évident que le débat politique est toujours spectaculaire, en ce sens qu’il s’écoute et se regarde, mais il se doit d’être l’inverse du divertissement, car ce n’est pas de la fiction dont il s’agit, mais de notre sort, de notre présent, de notre avenir et de celui de nos proches.


Alors, Messieurs les incompétents qui vous glorifiez d’avoir révolutionné l’interview présidentiel, de grâce : plus jamais ça !

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