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Les Précieuses ridicules et Trissotin vont à la fête à Macron

  • Photo du rédacteur: André Touboul
    André Touboul
  • 11 juin 2018
  • 2 min de lecture

Molière s’en serait délecté. On a assisté à un crêpage de chignon en règle entre une Ministre , Mme Schiappa, une fois de plus égarée dans les méandres de la langue française qui confond l’argotique avec l’impropre, et une normalienne agrégée de lettres (très) modernes, tout aussi énervée qui brandit son « Trésor de la langue » pour justifier, au nom de l’usage, l’emploi par les Insoumis de l’expression « la fête à Macron ». Elles voulaient jouer les Femmes savantes, ce fut les Précieuses ridicules.


Dans cet affrontement médiatique s'est invité 6Média dans le rôle de Trissotin, venu tout exprès des Femmes savantes, pour arbitrer la querelle. Hélas, ce fut en tapant tout aussi à côté de la plaque.


Mettons y notre grain de sel. Quand mon chien, que j'aime et qui m'aime, me « fait la fête » ou me « fait fête », c’est qu’il est content de me voir, la preuve, il remue la queue. Mais si le chien du voisin veut « me faire ma fête », j’ai du souci à me faire car la sale bête grogne et me montre les dents.


La langue française est subtile et piégeuse. Pour obtenir l’inversion ironique du sens il faut que ce ne soit pas le sujet de l’action festive qui se réjouit, car de cette opposition naît le sens contraire. Le « de » ou le « à » n’ont pas d’importance quant au sens, en effet, si c’est la fête « à Julot » au lieu de celle « de Julot », il n’y a aucune connotation négative... simplement un petit piment populaire ajouté. Et l'entorse est moins sérieuse que ceux qui vont "au coiffeur", ou "au médecin", alors qu'il faut se rendre "chez" eux.

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