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Aux larmes citoyens !

  • Photo du rédacteur: André Touboul
    André Touboul
  • 15 mars
  • 4 min de lecture



La soumission plutôt que le combat. On constate ce travers à l’œuvre depuis des années face à l’islamisme de conquête, qui a son parti, l’islamo-gauchisme, lequel, étrangement, n’est pas musulman, mais authentiquement anti-france. La fatalité d’une immigration incontrôlée a aussi ses tenants, ce sont les « impossibilistes », pour qui l’OQTF vaut titre de séjour. Ce vice du caractère se manifeste désormais aussi dans le parti pro-russe. Certains, tel Mélenchon, parviennent à combiner les trois démissions, alors qu’il faudrait se battre sur tous les fronts.


Les bonnes raisons pour capituler sont toujours excellentes. Ne pas amalgamer, ne pas stigmatiser, ce principe d’évidence morale justifie que l’on tolère que prolifèrent les armes de division massives que sont le port du voile et les  prêches séparatistes incendiaires.


Le spectre de la colonisation interdit d’évoquer la « submersion migratoire » même considérée comme un sentiment, et non une réalité. Sous les nobles prétextes humanitaires, la vérité est que l’afflux de main-d’œuvre bon marché, a ses bons côtés. Elle dispense les Français de travailler plus dur, plus longtemps. Et tant pis, si le nombre et le sort des arrivants est une bombe sociale à retardement, dont la mèche est de plus en plus courte.


Le pacifisme est une bien belle cause. Sauf quand il conduit à l’aveuglement face à un réel danger. Les mauvaises intentions de la Russie envers l’Union Européenne, dont l’attractivité est un pêché mortel, sont patentes. Elles sont partagées par les Etat-Unis. Rejoignant Poutine, Donald Trump accuse l’Union Européenne d’avoir été conçue pour « entuber » les USA. Leur souhait commun est de voir l’UE exploser, et avec elle l’euro. La France, sur les décombres de l’Union et de sa monnaie, serait un pays négligeable sur lequel on  pourrait s’essuyer les bottes. Quand ce sera consommé par la chute des pays baltes, aux Français, il ne restera que les yeux pour pleurer.


Le changement effectif de camp du Président américain qui abandonne l’allié ukrainien en rase campagne, est un énorme séisme. Nul ne peut le nier. On n’avait pas voulu voir Obama reculer en Syrie, Biden décamper de l’Afghanistan, Trump rend évident un renversement des alliances. C’est un électrochoc pour tous les pays de l’Union, Hongrie comprise, qui s’accordent sur un  investissement de 800 milliards dans le réarmement. Néanmoins, comme si rien ne s’était passé, notre petit monde politico-médiatique franco-français continue de tourner en rond comme un écureuil dans sa cage.


Les  pro-Poutine, accusent Macron  de « dramatiser », pour  des motifs d’image personnelle. Leur ennemi, c’est le Président français, ils n’en démordront pas, et chassent en meute. Un centriste Hervé Morin dénonce l’alarmisme. Même Luc Ferry, il est vrai peu pertinent quand il s’agit de l’Ukraine, se complait dans l’analyse psychologique de comptoir pour se joindre au Macron bashing.


Certes, avec raison, on peut dénoncer la veulerie de Macron vis-à-vis de l’Algérie, mais, ce n’est pas son domaine réservé, s’agissant de sécurité intérieure. Le Gouvernement dispose de moyens de pression très efficaces sur le régime algérien ; comme, par exemple, une suspension des visas ou l’interruption des transferts financiers, tant que les OQTF ne seraient pas repris par Alger, et l’otage Sansal libéré. Le Président dans  ce dossier n’a pas son mot à dire.


Macron étant hors concours pour les prochaines présidentielles, tirer sur lui à boulets rouges, voilà une énergie inutilement gaspillée. Mais, sans doute, cette posture dissimule-t-elle une vacuité totale de pensée politique. Tout le monde veut être dans l’opposition à Macron, mais Macron n’étant plus rien, s’opposer à rien, c’est choisir l’inexistance.


Certains déplorent la vacance du pouvoir en France, depuis la dissolution 2024. Mais le problème réel est que l’on cherche  vainement trace d’une alternance, d’une relève, d’une opposition, d’une pensée qui proposerait une autre politique sensée aux Français qui espèrent une alternative crédible, autre que celle des « demain, on rase gratis », ou du « travailler moins pour plus de pouvoir d’achat ». Ces miroirs aux alouettes ont cessé de les hypnotiser.


Disparition inquiétante, la Droite est aux abonnés absents. Force est de le relever, alors qu’à droite on tire au renard pour désigner le danger, le discours clair et responsable est le fait d’une partie de la gauche. François Hollande, tranchant avec le syndicat des pleutres, approuve l’appel à la mobilisation patriotique d’Emmanuel Macron, mais relativisant l’effort à faire, il vide sa prise de position de toute portée.


Notre classe  politique aurait tort de ne pas intégrer que le peuple  français a pris conscience du péril induit par le renversement brutal des alliances dans un monde déjà dangereux. On sait désormais ce que vaut la garantie de l’OTAN. C’est un parapluie que l’on vous reprend quand il pleut. Il n’est donc pas surprenant que 61 % des Français se déclarent favorables à l’extension de la protection de l’arme nucléaire française à nos voisins ; ils sont bien conscient qu’il y a non seulement une place à prendre, mais surtout un vide à combler pour leur propre sécurité.


On serait rassuré de voir s’exprimer une union nationale patriotique appelant à  une mobilisation pour une  défense tous azimuts. On voudrait entendre un discours responsable de ceux qui prétendent aux responsabilités : l’économie de guerre pour éviter la guerre. Hélas l’on entend au contraire une autre complainte, celle de la résignation. Aux larmes, citoyens ! C’est l’appel des capitulards, et des boutiquiers. Quelle tristesse, à l’heure où même les Verts allemands, conscients du danger, se joignent au plan Merz qui pourtant exige une révision de la Constitution. On change d’époque et les politiciens français regardent ailleurs.

 
 
 

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