Le vrac du Vrac
- André Touboul
- 10 mars 2023
- 4 min de lecture

Intelligence artificielle
L’intelligence artificielle n’égalera jamais la puissance créatrice de l’intellect humain, car elle ne fait jamais d’erreur.
Si l’intelligence est la faculté de comprendre, d’apprendre et s’adapter, l’intelligence artificielle est une tromperie. En effet, IA peut apprendre et s’adapter, mais elle ne peut comprendre, au sens qualitatif.
Comprendre , au sens qualitatif, c’est :
a) Se rendre compte de la réalité de telle chose, prendre conscience de son importance
b) Appréhender quelqu'un ou quelque chose dans toute la vérité de sa nature profonde, par une communion affective, spirituelle.
Il est clair qu’un robot qui comprend tout le savoir du monde, n’y comprend rien.
La faculté de comprendre est une fonction subjective, or le robot est un objet.
…et autres Hélas, si l’intelligence est la voisine de pallier de la sagesse, elles n’habitent pas ensemble. Plus les capacités intellectuelles augmentent, plus leur mauvais usage est dévastateur.
Pourquoi parle-t-on d’intelligence avec l’ennemi, et jamais avec ses amis ?
Débattre
La façon la plus horripilante d’avoir le dernier mot est de changer de conversation.
Il faut savoir quand l’échange de points de vue devient non un enrichissement, mais un danger. Ce point est atteint dans le dialogue de sourds.
Je n’ai pas d’opinions, juste des convictions. L’opinion est une réaction à l’immédiat. La conviction est une permanence de profondeur qui doit se confronter à l’événement pour trouver sa cohérence….ou pas.
Affaire de famille
Marianne a des enfants de toutes les couleurs, et de toutes les fois, elle leur apprend le doux commerce de la fraternité, et sur son drapeau elle a écrit le nom de liberté. Mais quand certains veulent s’en prendre aux autres, elle ne sait pas toujours les corriger. Pourquoi ? Parce que comme dans toutes les familles ce ne sont pas toujours ceux qui pleurnichent qui sont victimes des autres.
Avenir du futur
En sortant de sa caverne, il se demanda si le silex taillé qu’il tenait dans la main n’allait pas provoquer l’extinction du gibier alentour, et sur toute la Terre. Et, parcourant le champ où il avait semé quelques graines, l’idée lui vint que des plantes carnivores pourraient bien par sa faute se développer et dévorer sa descendance. C’est à ce moment précis qu’une grosse météorite vint l’écrabouiller dans un sifflement lugubre. L’homme n’a pas d’avenir quand il ne fait pas confiance au futur.
Mise au point
L’éditorialiste vedette Tucker Carlson, trumpiste fanatique, a demandé : « Pourquoi devrais-je détester Poutine ? M'a-t-il traité de raciste ? A-t-il menacé de me licencier parce que je ne suis pas d'accord avec lui ? A-t-il déplacé tous les emplois de classe moyenne de ma petite ville en Russie ? A-t-il concocté une pandémie qui a affecté mon entreprise et m'a enfermé chez moi pendant deux ans ? Enseigne-t-il à mes enfants la discrimination raciale ? Fabrique-t-il du fentanyl ? Détruit-il la chrétienté ? Mange-t-il des chiens ? Ce sont des vraies questions et la réponse est : non. Vladimir Poutine n'a rien fait de tout cela. » Peut-être, mais il a envahi un pays voisin et c’est infiniment plus grave. Non seulement il faut détester Poutine, mais aussi le contrer absolument par les armes.
Quand aux autres fléaux dont parle le tribun trumpiste, on peut les combattre par les idées.
La confusion mentale des trumpistes est sidérante.
Les grandes personnes
Au chapitre des balourdises entendues : la France devrait avoir une position plus nuancée vis-à-vis de la Russie, pour être là au moment des négociations de paix. Ce délire de diplomate du Quai montre à quel point nos Ambassadeurs vivent dans un autre monde, celui d’avant.
Vouloir jouer la mouche du coche est pitoyable et discréditera encore plus toute proposition émanant de la France. Le macronage est déjà synonyme de déloyauté en Ukrainien. Pour peser dans la paix, il faut avoir une importance dans la guerre. Emmanuel Macron a-t-il compris qu’il faut être franc du collier pour être fiable ?
Il ne faut pas confondre les marionnettes que l’on agite, et qui s’agitent comme Erdogan, avec ceux qui comptent, c’est-à-dire ceux qui ont une importance pour l’avenir.
Pour l’heure, et à défaut d’une position propre à l’Union Européenne, seuls les Etats-Unis ont un poids.
Dans les négociations difficiles, on utilise les go-between, mais quand on en vient aux choses sérieuses, ce sont les grandes personnes qui parlent entre elles.
On est plus intelligents à plusieurs, mais aussi plus bêtes
Un trio de pseudo-experts proclame dans une tribune du Figaro du 27 janvier que les jeunes d’aujourd’hui devront travailler 60% de plus que leurs grands parents pour avoir la même retraite.
On peut douter de leur expertise, car ils multiplient des carottes par des navets, en divisant le tout par des pommes de terre. En effet, ne s’agit pas du même travail.
Ni au point de vue du temps. Pour les retraités d’aujourd’hui , il n’y avait pas de RTT, ni 35 heures, et pas de cinquième semaine de congés payés, de plus la retraite à 60 ans n’a existé qu’à partir des années 80.
Ni du point de vue de la pénibilité. Les conditions de travail étaient très différentes et bien moins protégées par la loi.
A ce niveau de nullité, quand l’on se prétend économistes, l’incompétence ne suffit pas, il y faut un talent certain, et aussi savoir le conforter en se mettant à plusieurs.
On voit à l’argumentation de ces « experts » que les mathématiques ont disparu de l’enseignement.
Il apparait aussi que le sens du ridicule s’est perdu. En effet, ils arguent que le nombre d’actifs étant moins important, il leur faudra travailler plus pour arriver à la retraite avoir le même sort que les retraités actuels. C’est un calcul stupide, ca rien ne permet de dire quelle sera l’espérance de vie et combien seront les actifs et leur niveau de productivité, quand ils prendront eux-mêmes leur retraite… dans un demi-siècle ! La prévision à cet horizon est du charlatanisme.
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